Nous arrivons en fin de journée sous un timide soleil et avec un fort vent. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Les logements non plus… Si nous disposons de tout ce dont nous avons besoin, je regrette la décoration et les aménagements du précédent. Néanmoins, la vue, totalement différente de celle des fjords, est très belle. Nous logeons sur la péninsule d’Otago, complètement à l’écart de la ville, véritable sanctuaire pour les oiseaux, les phoques et lions de mer.











Entendez-vous les cloches de toutes les églises de la péninsule et de Dunedin? Elles annoncent le retour du premier albatros royal. Les autres suivront, des couples se formeront et les albatros resteront à Taiaroa jusqu’à ce que les jeunes soient en mesure de s’envoler à leur tour. Leur premier vol sera pour aller visiter les eaux poissonneuses du Chili à 9000km de là. Ce « petit » déplacement ne leur prendra que 11 ou 12 jours. L’albatros parcourra plus de 200.000km avant de revenir nicher sur la péninsule l’an prochain. Il passe plus de 80% de son temps dans les airs et se nourrit principalement de calamars. Ce matin, lors de notre visite au centre, le vent est tombé. Seul un albatros viendra nous saluer. Les autres sont soit occupés à couver ou sont partis pêcher à quelques 300 km de là dans les eaux riches de Kaikoura, où nous avons séjourné un peu plus tôt. Impossible de le confondre avec les mouettes ou cormorans qui nichent sur le même bout de la péninsule – 3 mètres d’envergures au bas mot.
Les mouettes aux yeux rouges sont partout. Elles aussi viennent ici pour se reproduire, l’occasion pour nous de voir leurs petits. On aperçoit également de grosses colonies de cormorans dont une espèce indigène de la péninsule.










Sur la plage en contrebas nichent des manchots pygmée, les plus petits manchots au monde. Pour les observer, il faut attendre la tombée du jour. Ils rentrent alors de leur journée de pêche, ramenant avec eux de quoi nourrir leurs petits. Leur arrivée se fait par groupe afin de se protéger mutuellement des prédateurs qui pourraient les attendre sur la plage, comme les phoques ou lions de mer. C’est un vrai spectacle que de voir ces « petits bonhommes bleus » de 60 cm de haut se dandiner en groupe sur la page et rejoindre leur nid. La plateforme est idéalement située et nous permet de les voir de très près sans déranger leur routine. Ces petits pingouins se reproduisent très bien (3 oeufs par an) et ne sont pas en danger d’extinction.






Des pingouins aux yeux jaunes nichent sur une autre plage de l’île un peu plus loin. Ils étaient des dizaines il y a encore 10 années. Cependant, avec le réchauffement climatique, leur nourriture se déplace vers l’Antartique et ces pingouins font de même. Seuls 4 nids sont encore visibles à proximité de la plage. Nous n’en verrons pas lors de notre passage mais la promenade est belle.
Dunedin étant seulement à 30 minutes de voiture, nous décidons d’aller y passer une journée. Les descriptions du guide étant plutôt enthousiastes. Nous en reviendrons assez déçu… peut-être que si le soleil avait été de la partie, notre appréciation aurait été différente mais pas certain. Nous marchons dans la ville avec ses décorations de Noël, visitons le plus ancien jardin botanique du pays (magnifiques cèdres du Liban et pins d’Amérique, quelques derniers rhododendrons en fleurs) et faisons l’expérience de la rue la plus pentue du monde. 47 mètres d’élévation sur 160 mètres de route. De quoi vous donner l’impression de la voiture va partir en looping arrière…mais ça passe. Ouf!














Cette étape est aussi l’occasion de découvrir un univers peu connu pour nous, celui des abeilles. La reine, les abeilles nourricières, les faux bourdons…Un monde passionnant et la tenue….appropriée pour faire la visite.-)






