L’île est grande et les étapes s’allongent; 4h30 aujourd’hui et presque sans étape car le temps n’est pas de la partie. Mais, ca y est, nous avons à présent atteint la côte ouest qui fait face à la mer de Tasman. On nous avait dit que la côte ouest était humide; on le vit en direct. La température a bien chuté et l’humidité renforce encore cette sensation de froid. Mais l’humidité est parfaite pour la forêt tropicale et nous avons le sentiment de traverser des paysages dignes de Jurassic Park. Peu de trafic sur cette route, l’occasion pour moi d’observer plusieurs kiwis. Les locaux semblent bien habitués à ce climat car les portes des restaurants restent grandes ouvertes. Le potage pourtant servi très chaud ne parviendra pas à me réchauffer…




Une nuit seulement pour Punakaiki où l’on a choisi de faire une expérience de glamping. Pas d’internet, pas de TV, cuisine extérieure heureusement abritée sous un toit et passage par l’extérieur obligé par rejoindre douche et wc. Néanmoins, la vue exceptionnelle, le poêle à bois et le bain d’eau chaude face à la mer compensent largement. Les vagues sont impressionnantes pas tant par leur taille que par leur force; elles s’écrasent bruyamment sur la plage. Nous profitons de la vue, passons une soirée au coin du feu en écoutant de la musique.









Avant de quitter Punakaiki, nous irons voir les « Pancake rocks », formation de roches calcaires composées des strates superposées faisant penser à une pile de crêpes. La nature a commencé à façonner cette oeuvre d’art il y a environ 30 millions d’années. Couches de calcaire dur et de grès tendre se sont superposées au fil du temps au fond de l’océan. L’activité sismique les a ensuite soulevées; pluie et vent sont alors entrés en action et ont commencé à éroder les parties les plus tendres pour laisser la place à ces falaises composées de centaines de tranches horizontales.
Ici aussi, la mer se déchaîne et les vagues viennent se fracasser violemment sur les rochers les sculptant encore ainsi chaque jour davantage. L’eau s’engouffre aussi dans les tunnels horizontaux créés par le martèlement de l’océan et des conduits d’aération verticaux créés par la pluie. A marée haute, c’est l’occasion d’observer des colonnes d’eau propulsées vers le ciel, les éléments en action…
















