Lorsque nous prenons la route pour Rotorua, la pluie a totalement cessé. Ce sera l’occasion d’admirer des vues incroyables (auxquelles, les photos ne rendent pas justice) de la côte ouest de la péninsule de Coromandel. La route longe la côte est terriblement sinueuse et en plus partiellement en travaux. Un semi-remorque nous précède et il n’a d’autre choix que de l’emprunter lui aussi, nous sommes admiratifs de la dextérité de son conducteur.














Janina, notre hôte, nous accueille chaleureusement dans sa maison au bord du lac. En fait, il s’agit plutôt d’un appartement car le rez-de-chaussée abrite l’atelier bricolage de son mari (hauteur sous plafond, un bon trois mètres cinquante). Sa passion, la rénovation de voitures de collection….





Nous avions déjà visité Rotorua lors d’un précédent voyage. Si nous y retournons, ce n’est pas seulement pour les sources d’eau chaudes mais également pour y faire un soin Romiromi. Il s’agit d’un massage qui tire son origine de la tradition de la guérison traditionnelle maorie. Il restaure le bien-être du corps et de l’esprit et équilibre mauri (essence de vie) avec wairua (esprit). C’est Wikitoria qui nous fera découvrir tout cela. Elle nous conseille d’aller faire une séance de bain chaud ensuite; cela tombe bien c’est déjà ce qui était prévu.



En nous promenant dans Rotorua, j’ai répéré un drôle de véhicule. Quand je vous dis que ce voyage a un côté régressif 🐥 Allez, hop, c’est décidé on va participer au tour; ce sera l’occasion de découvrir les lacs de la région.



On embarque donc à bord d’un véhicule amphibie servant aux débarquements des troupes lors de la deuxième guerre mondiale. Marquée par une importante activité géothermique, la région compte de nombreuses montagnes mais aussi 17 lacs. Les lacs de la région sont tous d’origine volcanique. Si certains sont alimentés par des cours d’eau, d’autres le sont uniquement par l’eau de pluie. C’est le cas du lac bleu. « Tikitapu ». Leurs superficies vont de 200ha à plusieurs kilomètres carrés . La plupart sont publics mais le lac vert « Rotokakahi » est privé. Il appartient à un iwi (maori) et est considéré comme un lieu sacré; baignade, pêche, bateau y sont interdits. Durant l’été, ce sont des endroits très prisés tant pour la baignade que pour le nautisme et s’il vous prend l’envie d’aller y passer votre samedi, mieux vaut déposer votre serviette avant 9 heures du matin.
Chaque médaille a néanmoins son revers. Des algues pouvant atteindre 7 mètres et des poissons-chat pouvant pondre jusqu’à 10000 oeufs polluent le lac Rotorua. Afin de protéger les autres, les propriétaires de bateau doivent les inspecter et nettoyer afin de s’assurer qu’ils ne créeront pas la même catastrophe dans les autres lacs. Les kiwis (surnom des néo-zéalandais) semblent faire preuve de probité que ce soit pour çà ou pour le respect des limites de vitesse sur les routes.
Rotorua est aussi connu pour ses « Redwoods », séquoias importés tous droit de Californie. A une certaine époque, quelqu’un a eu l’idée de tester une centaine d’espèces d’arbres d’autres pays et de voir ceux qui pourraient s’acclimater en NZ. Le séquoia fût le grand gagnant. Il pousse ici trois fois plus vite qu’en Californie. Mais le bois étant de pauvre qualité et de ce fait quasi inutilisable, l’exploitation a été arrêtée dans les années 70. Il ne reste à présent qu’un parc où l’on peut se promener sur des passerelles à la canopée des arbres; tentant, mais ce ne sera pas pour cette fois.















