Péninsule de Coromandel

D’après Internet, la péninsule de Coromandel bénéficierait du plus haut taux d’ensoleillement en Nouvelle-Zélande. L’application météo de mon téléphone nous annonce plutôt pluie pour les jours à venir… On verra bien; prendre et accepter les choses comme elles viennent. Nous logeons dans une maison d’hôte au milieu de la forêt tropicale. Hier soir, en sortant d’un bain chaud avec vue sur la forêt, nous sommes tombés face à face avec un hibou qui nous regardait de ces grands yeux jaunes. Hélas, pas d’image pour ce moment particulier. Il nous reste le souvenir.

Apparamment, pas possible de quitter la péninsule sans aller voir Cathedral Cove. Pas d’idée précise d’à quoi s’attendre mais c’est au bord de l’eau. La promenade démarre sur la plage de Hahei. Enfin je ne sais pas trop si j’ai envie d’appeler cela une promenade! Mais au bout du chemin, une plage qui se mérite et un passage dans la roche qui permet d’accéder à la suivante. Avec son plafond en arche presque gothique, Cathedral Cove porte bien son nom. Au total, ce sera 3 heures de marche alternant les montées bien raides et les descentes à l’identique.

Lors de notre arrivée sur la péninsule, un panneau au bord de la route indiquant «Hot Water Beach» avait attiré notre attention. Lorsqu’on en parle, on nous recommande chaudement d’y aller et surtout ne pas oublier d’emporter un seau et une pelle. Il faut viser être sur place entre 14:30 et 18:30; la marée basse étant à 16:30. On décide néanmoins d’aller y faire un tour avant l’heure dite histoire de voir à quoi cela ressemble. Une jolie plage, certes, mais une plage! On verra plus tard. Alors que nous déjeunons dans le restau de plage, Christian remarque que de plus en plus de personnes passent sur la plage armées de pelles. Nous tentons notre chance vers 15h30. Tous s’agitent et creusent dans tous les sens… Que creusent-ils?? De mini bassins d’eau chaude. En effet, en profondeur une source à 170 degrés envoie de l’eau à la surface. Elle arrive à 60-65 degrés. On cherche donc d’abord avec ses pieds des endroits où le sable est chaud, on évite les zones où il est brûlant. Puis on se met à creuser avant de patauger joyeusement dans l’eau chaude. L’exercice est régressif et jouissif, la preuve en images!

Lorsque la marée reprendra ses droits, elle effacera toutes traces de notre passage et offrira ensuite une nouvelle aire de jeux à d’autres visiteurs heureux de retomber en enfance pour quelques heures…

Mon appli météo avait vu juste! C’est là, une pluie droite, dense et forte tombe sans arrêt depuis ce matin. Ce qui tombe chez nous en tant normal ressemble à du crachin par rapport à ce qui se déverse ici. Par contre, la grosse différence, c’est qu’ici ça ne mouille pas. Non, je rigole; la différence c’est la luminosité. Malgré la pluie, le ciel est clair et lumineux.

A notre arrivée, j’avais lu ce petit paragraphe dans le guide de nos hôtes :  « Merci de lire ceci pour votre sécurité. En cas de fortes pluies continues dans notre vallée, la rivière peut gonfler après 4 à 6 heures. Si cela se produit, nous vous conseillons de déplacer votre véhicule vers le parking de l’autre côté de la rivière par précaution. ». Et oui, j’ai encore déniché un de ces endroits perdus et pour arriver au logde, il faut traverser une rivière. Sur mon insistance, Christian est allé bouger la voiture il y a déjà un bon moment. Donc, nous pourrons partir demain comme prévu même si la pluie continue pour la journée.

En attendant, on va profiter des lieux car même avec bottes, vestes et parapluie, ce sera difficile de visiter quoi que ce soit aujourd’hui. Séance de yoga, lecture sur la terrasse, bain en regardant tomber la pluie, observation des oiseaux (qui eux n’hésitent pas à sortir), regarder un DVD, pourquoi pas « La leçon de piano »…

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