Aujourd’hui deux plongées prévues pour Christian. Il compte passer son brevet 40 mètres. Pour moi ce sera farniente et visite de la ferme perlière de l’île.
Christian est parti, j’ai quartier libre jusqu’au déjeuner. Alors que je commence à méditer, je sens une présence sur la terrasse. Sans doute l’homme de ménage… mais pourquoi s’assied-il???? J’ouvre les yeux et c’est Christian! Et c’est pas du tout ce qui était prévu. Mauvaise communication, incompréhension bref, sa place est prise par quelqu’un d’autre! Une fois la mauvaise humeur passée, on décide de louer des vélos et partir visiter le bout de l’île tout en rendant visite aux nombreux autres centres de plongée et bingo, on trouve notre bonheur chez Claudio, un Chilien très pointu qui a justement commencé une certification 40m le matin et accepte de prendre un participant supplémentaire pour les 3 plongées à venir. Ce sera donc plongée dès cet après-midi pour Christian.


On vous a pas dit, les vélos ici sont très basiques: frein pédale et …c’est tout. Une vitesse, comme chez nous au bon vieux temps. On doit aussi faire attention aux chiens qui pullulent sur l’île et aiment encore bien se faire un mollet de temps en temps! Et oui, pas de tout repos le vélo dans le coin😉.
Cette nouvelle plongée sera l’occasion de voir très brièvement les dauphins puis des bancs de barracudas, une raie, et des milliers de poissons de toutes les couleurs. On fera des exercices de ”panique” à 25m comme perdre son détendeur, son masque, les deux à la fois pour tester notre lucidité en profondeur. Enfin descente et stabilisation à 35mètres pour vérifier si on ne subit pas d’ivresse des profondeurs. Check! Tout se passe bien
Me voilà chez Gauguin’s Perl, l’unique ferme perlière de Rangiroa. Les explications sont très complémentaires à ma visite précédente à Tahaa. J’y apprendrai qu’à l’origine la nacre des huitres était utilisée pour faire des boutons et que cette pratique menaçait l’espèce en raison des quantités pêchées. Cette fois, j’ai vu le greffeur non pas inséré le nucléus dans la poche perlière mais récupérer la perle à maturité. De toutes tailles, qualités, couleurs, formes, le résultat est vraiment très aléatoire même lorsque tout a été fait dans les règles de l’art. En yoga, il y a ce concept de faire les choses sans rien attendre en retour; voilà clairement pour ce type de production qu’ils le veuillent ou non!



J’arriverai à l’hôtel juste derrière Christian qui a été surpris de trouver porte close 🤣
On a juste le temps de se changer pour repartir découvrir (roulement de tambours….) la seule exploitation vinicole de Polynésie. Je ne pouvais évidemment pas manquer cela (et ici, c’est Christian qui parle 😉🍷). L’exploitation a commencé il y a 25 ans et quand on les écoute nous expliquer leur parcours, on devine les galères, les échecs, les joies et les défis techniques et logistiques énormes qu’ils ont subi. Mais au final avec leur carignan, muscat et grenache (rescapés de 50 cépages testés), le résultat est plutôt tres sympa. Le blanc de noir (on comprendra un vin blanc issu de raisin qui donnent généralement du vin rouge) nous a vraiment séduit. Le vignoble se trouve sur un motu à 20 min de bateau de la cave. Ils ont planté 20 Ha mais ont finalement réduit à 7ha. Il faut imaginer, planter sur du corail qui a été enrichi d’un mélange de copra et reste de poissons pour ”créer” de la ”terre! Au final la vigne n’a pas besoin d’aller à plus d’un mètre pour puiser l’eau et ils font 2 récoltes par an car il n’y a pas vraiment d’hiver ici. Par contre, pas de rouge car….pas assez de soleil. En effet les journées sont courtes ici avec 6 à 7 heures d’ensoleillement maximum et donc le raisin ne mûrit jamais comme chez nous avec une peau très rouge. La pulpe du carignan reste blanche même à ”maturité”. Ils ont donc essayé de produire du rouge mais on du arrêter car ce n’était vraiment pas concluant, ce qui nous a été confirmé par quelques locaux. Pas de maladie de la vigne ici mais un prédateur, le crabe de terre! Ils les capturent et les donnent aux pêcheurs comme appâts… qui leur redonnent du poisson!







Le raisin est récolté à la main revient par bateau à la cuverie et est élévé à Rangiora mais repart en bateau réfrigéré pour être embouteillé à Papeete après 2 à 3 semaines de voyage. Quelle volonté il a fallu pour produire le seul vin du Pacifique!
Ils ne se sont pass arrêtés en si bon chemin et ont planté de la canne à sucre sur leur atoll et ont lancé la production de rhum sous la marque Mana’O en coopération avec des partenaires à Tahiti et Taha’a.
On finira la journée un peu pompette après un dîner arrosé au Clos du Récif!


Très sympa votre blog
C’est toujours enrichissant les rencontres, on vous souhaite de belles découverte !
Fanély et Nicolas
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