Après un splendide petit-déjeuner au bord de l’eau, nous prenons la mer avec Yohan.

Il nous emmène pour découvrir la côte ouest et aller voir de près la vague de Teahupoo. On a de la chance, nous sommes seuls sur cet immense bateau en aluminium et la mer est calme. Très vite, nous arrivons à la vague que nous pouvons enfin voir de près grace à un caprice géologique qui permet aux bateaux d’être au calme à côté de ces énormes rouleaux (enfin pas tant que cela aujourd’hui car la mer est calme!!! – on trouve ça déjà pourtant pas mal). Un groupe de 4 surfeurs attend la vague qui tarde à venir. Puis hop, ça y est, il y en a un qui s’élance. Ces rouleaux qui se créent à l’infini sont presque hypnothiques; on resterait des heures. C’est donc là que se dérouleront les JO; il reste à leur souhaiter une mer nettement plus agitée pour que les surfeurs y trouvent leur compte.



Yohan nous conduit ensuite un peu plus vers le sud où nous accostons et entrons dans une forêt de mapé, le châtaignier tahitien. La fleur de mapé est une merveille de la nature, tout en délicatesse. Elle a des propriétés médicinales et serait un antidote pour le poisson pierre (bien présent dans les eaux polynésiennes). Le fruit se développe sous la fleur. Les fruits se consomment après cuisson mais contrairement à nos marrons, ils sont cuits dans leurs coques deux heures à l’eau bouillante et seront épluchés après cuisson.



Cette forêt presque lacustre s’étend aux pieds d’une rivière. Nous nous trouvons dans une zone inhabitée. Les branches des arbres recouvertes de mousse s’enchevètrent dans des formes originales. On y verra aussi les Purau ou arbres aux fleurs multicolores. Ses fleurs d’hibiscus sauvage colorent le sol boueux. Elles ont la particularité d’éclore jaune le matin et de tomber sur le sol vers 16:30 de couleur rouge. Localement les parents avaient pris l’habitude de dire aux enfants de rentrer à la tombée des fleurs.







La rivière forme à un endroit une piscine naturelle de plus de 2m de profondeur. L’eau de mer plus salée et chaude est au fond et l’eau douce froide est en surface. Le guide nous indique une corde pendue au bout d’une grosse branche qui de toute évidence permet de jouer à Tarzan. Et devinez qui se lance…




On remonte sur le bateau et Yohan nous conduit voir une petite crique à flan de falaise où coule une cascade perpétuelle. Ici, pas de caprice géologique qui garde la mer d’huile, les creux sont très présents et ça bouge beaucoup 😱.



Ouf, on quitte la zone, mon estomac devenait limite mais la dextérité de Yohan m’a permis de rester sereine malgré le fort roulis. En route vers la papate merveilleuse… Sans doute vous demandez-vous de quoi il s’agit depuis que vous avez lu le titre de l’article. La partie du récif barrière coté lagon accumule des dépôts de sable. Ces bancs de sables sont souvent parsemés de « patates » de corail. Il s’agit d’espèces massives à croissance lente. La particularité de celle-ci est qu’elle est énorme avec des « tombants » très abrupts tout autour. Donc sur la papate, on voit quantité de petits poissons multicolores et autour des spécimens plus gros, du corail branche, bref… du merveilleux🐠🤩




Sur le chemin de la patate, on passera devant l’unique ferme perlière de Tahiti. Elle propose une journée découverte où on peut aller pêcher son huitre, l’ouvrir et récupérer sa perle. Trop tard pour nous, ce sera pour une prochaine fois.


De retour au bungalow, il est déjà temps de refaire les valises. Ce soir nous regagnons Papeete car le vol pour Rangiroa part tôt et la route de la presqu’île est embouteillée dès 5 heures du matin. Une dernière fois, nous passons devant la caserne des pompiers et je ne peux résister à l’envie de la prendre en photo pour la partager avec vous.



